La convergence PQ-QS : un dialogue de sourds qui s’ignore

 

Par Benoît Tessier

Depuis son élection comme chef du Parti Québécois, le 7 octobre dernier, Jean-François Lisée semble avoir fait de la « convergence des forces progressistes » l’un de ses principaux objectifs politiques. L’idée d’un front électoral uni pour faire face au PLQ fait son chemin depuis plusieurs années parmi les observateurs et militants des partis politiques concernés. Lire la suite

Pourquoi je voterai pour Paul Saint-Pierre Plamondon… et Alexandre Cloutier !

La course à la direction du PQ qui désignera le 9e chef du Parti québécois arrive à sa fin. Une course inutilement longue qui aura été parfois rocambolesque. Il y aurait beaucoup de pixels à dépenser afin de couvrir tout ce qui s’est passé durant cette course : je ne retiendrai toutefois que les éléments suivants. Lire la suite

La proposition Marceau : une démarche fondée sur la réalité

Par Jocelyn Caron

Dans le brouhaha de l’actuelle course direction du Parti québécois, un petit groupe de députés et de militants réuni autour du député Nicolas Marceau ont proposé une révolution dans la manière dont le Parti québécois aborde la question nationale.

Proche de la proposition de Choisir le progrès national, le groupe de M. Marceau propose une démarche volontariste visant à briser le statu quo constitutionnel dans lequel le Québec est englué. D’abord, le Québec demanderait au gouvernement fédéral de formuler une proposition de réforme constitutionnelle. Ensuite, cette proposition serait mise côte à côte avec l’indépendance lors d’un référendum qui demanderait aux Québécois de trancher entre les deux options. Lire la suite

Passer outre les réflexes pavloviens ou pourquoi il faut donner une chance aux « Orphelins politiques »

Par Jocelyn Caron

Sous les eaux sommes toutes calmes de notre marasme politique national, les remous se font de plus en plus sentir. C’est tout à fait normal lorsqu’un régime vieillit. C’est encore davantage normal lorsque l’opposition au régime est plus divisée que jamais dans l’histoire récente du Québec.

Dans ce sourd bouillonnement, le Devoir annonçait le 26 mars dernier qu’un groupe, les « Orphelins politiques », allait se réunir pour fonder un parti politique. Outre que la fondation d’un parti n’est pas la finalité de ce mouvement, cette annonce a provoqué la plus massive volée de bois vert politique des dernières années : les critiques ont plu, avec une violence rare[i]. Lire la suite

L’ultime avertissement

Par Jocelyn Caron

L’élection générale de 2014 restera dans les annales de l’histoire québécoise comme l’un des messages politiques les plus clairs jamais lancés. En effet, les Québécois auront remis au pouvoir un parti empêtré dans les scandales de corruption, qui n’a pas même pris la peine de proposer un programme électoral et qui aura eu comme seule promesse significative de ne pas tenir de référendum. À la fin de l’actuel mandat, le Parti libéral aura été au pouvoir pendant plus de 13 des 15 dernières années, une situation inédite depuis Maurice Duplessis. Lire la suite

Le maire «hyperactif» : analyse d’un modèle gagnant

Par Philippe Brisson

Les récents déboires du maire Ford ont particulièrement captivé l’imaginaire collectif de la planète. La ville de Toronto souffre de cette publicité impromptue et ses citoyens commencent seulement maintenant à changer leur fusil d’épaule quant à la confiance qu’ils portent à leur maire. Pourtant, avant l’apparition de la fatidique vidéo, une majorité des citoyens de la ville croyaient déjà à son problème de consommation. En effet, il agissait déjà de la même façon et il avait déjà commis plusieurs gaffes de « moindre envergure »[1]… ce qui ne l’empêchait pas d’obtenir l’appui de 40 à 45% des Torontois[2] (résultats de sondage similaires à sa victoire électorale). Pourquoi les citoyens de Toronto ont-ils élu un tel candidat en 2010?

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