Crise financière – pourquoi les gouvernements ne font rien

Par Gabriel Monette-Dubeau

Cet essai, désamorçant les idées reçues sur le fonctionnent des banques, s’impose comme une véritable critique de l’intérieur du milieu financier. Car son auteur, Jean-Michel Naulot, lui-même banquier, a vécu aux premières loges les crise récentes de la spéculation économique. Il en a long à dire sur cette absurdité érigée en système. Les États s’acharnent à vouloir sauver les Banques de la faillite en fouillant allègrement dans les revenus de l’État pour ce faire. Lire la suite

Gouvernance à la STM : ne pas se tromper de cible

Par Jocelyn Caron

La récente nomination de Philippe Schnobb – candidat défait à l’élection municipale – a beaucoup fait jaser : nomination partisane, manque allégué de compétence du candidat, etc. Sans qu’il soit ici question de la compétence de M. Schnobb, il apparaît très difficile de définir des normes à l’intérieur desquelles une nomination serait bonne. Le pouvoir de nomination par les élus demeure nécessaire dans une démocratie parce qu’il permet à ces derniers d’imprimer la marque de la volonté de l’électorat sur les institutions publiques et qu’il permet aussi une reddition de compte plus directe. En fin de compte, l’évaluation de la qualité des nominations doit aussi faire partie du bilan des élus. Cependant, la nomination de Philippe Schnobb cache malheureusement le véritable problème de gouvernance à la STM, c’est-à-dire la représentation effective de sa clientèle au sein de son conseil d’administration. Lire la suite

Deneault contre la gouvernance

Alain Deneault

Gouvernance. Le management totalitaire

Montréal, Lux («Lettres libres»), 2013, 200 pages.

Par Stéphane Plante

Alain Deneault n’a décidément pas fini d’en découdre avec les dérives du capitalisme. Après Noir Canada. Pillage, corruption et criminalité en Afrique (Écosociété, 2008), pamphlet incandescent contre les pratiques abusives de sociétés minières canadiennes, qui lui aura valu une poursuite en diffamation – réglée hors cour – de la part de la compagnie aurifère Barrick Gold, et Offshore. Paradis fiscaux et souveraineté criminelle (Écosociété/La Fabrique, 2010), le professeur de philosophie politique à l’Université de Montréal publie cette année Gouvernance. Le management totalitaire, chez Lux.

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Et pourquoi pas la démocratie participative ?

Par Jean-Bernard Marchand

Nous entretenons certainement une étrange relation avec la participation citoyenne. D’abord, notre culture politique ne nous y habitue pas souvent. La démocratie représentative consacre le rituel électoral comme le moyen de prédilection afin de faire émerger la sagesse populaire.  Ensuite, une certaine élite persiste à voir dans dans la participation citoyenne, ce nouveau canal de partage du pouvoir, une sorte de calomnie dont la résultante nette serait la paralysie de l’État, et pire encore, le chaos social.[1] Mais entre les promesses d’un système politique en crise et l’enflure verbale des tenants du statu quo, qu’en est-il vraiment de la démocratie participative?

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Pour une banque centrale au service des citoyens

Par Laurent-Karim Béland

Difficile d’imaginer sujet plus aride et technique que la politique monétaire. Rares sont les discussions où elle soulève les passions, sauf peut-être chez quelques individus, souvent marginaux, qui donnent dans la théorie du complot ou qui apprécient démesurément les atouts des métaux précieux, tout particulièrement l’or. Pour ainsi dire, aucune formation politique n’aborde cette question, pas plus que la plupart des organismes s’intéressant aux affaires publiques.

La structure même des banques centrales n’est pas étrangère à ce désintéressement. Elles sont hermétiques, ultra-technocratiques et communiquent assez peu en public (ou du moins, de façon très contrôlée). Pourtant, ce sont des institutions qui se doivent d’être au service de la société. Leurs dirigeants sont nommés par le gouvernement et leurs directives sont prescrites par la loi. Ce sont des créatures dont la tâche ultime est le service du public.

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La nécessité de briser ses promesses électorales

Par Benjamin Ferland

Depuis son élection le 4 septembre dernier, le Parti québécois s’est fait vertement critiquer pour avoir délaissé plusieurs promesses mises de l’avant lors de la campagne électorale. Le gouvernement a annoncé que l’annulation complète de la taxe santé et de la hausse des tarifs d’électricité ne serait pas adoptée et que la hausse des redevances exigées de la part des compagnies minières serait reportée. Or les gouvernements doivent-ils vraiment adopter toutes les promesses qu’ils ont proposées en campagne électorale ? Si nous désirons que nos gouvernements représentent le plus possible l’ensemble des électeurs, ironiquement il semble qu’ils n’ont d’autres choix que de briser plusieurs de leurs engagements!

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