Crise financière – pourquoi les gouvernements ne font rien

Par Gabriel Monette-Dubeau

Cet essai, désamorçant les idées reçues sur le fonctionnent des banques, s’impose comme une véritable critique de l’intérieur du milieu financier. Car son auteur, Jean-Michel Naulot, lui-même banquier, a vécu aux premières loges les crise récentes de la spéculation économique. Il en a long à dire sur cette absurdité érigée en système. Les États s’acharnent à vouloir sauver les Banques de la faillite en fouillant allègrement dans les revenus de l’État pour ce faire. Lire la suite

Cécité d’inattention

Par Mounthaga Sow

Jour après jour, la psychologie révèle les mécanismes étranges de nos cerveaux. Il a ainsi été établi qu’en monopolisant l’attention d’un observateur avec un stimulus suffisamment important (p. ex. une tâche complexe) on peut le rendre aveugle à des choses très évidentes. L’exemple classique est celui de l’observateur à qui on demande de regarder une partie de basketball et de compter le nombre de passes échangées. Si l’on fait circuler parmi les joueurs une personne déguisée en gorille, la quasi-totalité des observateurs ne s’en rendra pas compte. C’est la cécité d’inattention. Lire la suite

La politique extérieure du Québec devant les tangibilités africaines

Par Mourtala Sahla

La politique internationale du Québec, du moins sur le plan opérationnel – entendons par là l’établissement d’une stratégie claire avec les moyens opérationnels pour la mettre en œuvre, – s’est essentiellement dessinée au cours de la seconde moitié du 20e siècle. Depuis la formalisation de relations diplomatiques avec la France en 1961, le Québec a dû conjuguer patience et stratégie pour se distinguer des autres provinces canadiennes et tirer profit du vide juridique caché dans la constitution de 1867. Dans le contexte de la création du « Canada », le Royaume-Uni aura habilement joué le « funambule diplomatique » en évitant consciemment de préciser et partager les pouvoirs respectifs d’Ottawa et des provinces de la Confédération en matière de relations extérieures. Cela permit entre autres à l’Empire britannique d’exercer de facto ce pouvoir sur plusieurs décennies, à tel point qu’il serait hasardeux d’affirmer que le Canada ait disposé d’une diplomatie effective et indépendante jusqu’au début du 20e siècle.

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Pour une banque centrale au service des citoyens

Par Laurent-Karim Béland

Difficile d’imaginer sujet plus aride et technique que la politique monétaire. Rares sont les discussions où elle soulève les passions, sauf peut-être chez quelques individus, souvent marginaux, qui donnent dans la théorie du complot ou qui apprécient démesurément les atouts des métaux précieux, tout particulièrement l’or. Pour ainsi dire, aucune formation politique n’aborde cette question, pas plus que la plupart des organismes s’intéressant aux affaires publiques.

La structure même des banques centrales n’est pas étrangère à ce désintéressement. Elles sont hermétiques, ultra-technocratiques et communiquent assez peu en public (ou du moins, de façon très contrôlée). Pourtant, ce sont des institutions qui se doivent d’être au service de la société. Leurs dirigeants sont nommés par le gouvernement et leurs directives sont prescrites par la loi. Ce sont des créatures dont la tâche ultime est le service du public.

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