À quand une Cour suprême vraiment bilingue?

Par Simon Letendre

Sitôt entrée en poste, la nouvelle ministre du Patrimoine canadien et des Langues officielles, la conservatrice Shelly Glover, réitérait la position de son gouvernement voulant que le bilinguisme des juges à la Cour suprême soit souhaitable, mais pas indispensable.

Initialement, la nomination de cette ex-policière avait été bien accueillie à travers la francophonie canadienne. Il faut dire que Mme Glover, qui se décrit elle-même comme un produit des programmes d’immersion française, a toutes les raisons d’être sensible à la réalité des francophones en milieu minoritaire. D’origine métisse, elle représente depuis 2008 la circonscription de Saint-Boniface, qui constitue le principal foyer de population de langue française du Manitoba, et elle a agi à titre de secrétaire parlementaire pour les Langues officielles pendant près de deux ans.

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